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Mohsen Pak Ain

Les affirmations illogiques de l'Union européenne dans une déclaration conjointe avec les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et son soutien à la position infondée des Émirats arabes unis concernant les îles iraniennes de la Grande-Tumb, de la Petite-Tumb et d'Abou Moussa ont une fois de plus démontré qu'en raison de l'influence du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne, cette union n'adopte pas une attitude amicale envers l'Iran et constitue l'un des principaux facteurs des mouvements hostiles contre la République islamique d'Iran. À cet égard, plusieurs points méritent d'être examinés.

1. Parmi les membres de l'Union européenne, l'Angleterre est plus consciente que les autres pays de l'appartenance des trois îles à l'Iran et l'a affirmé à plusieurs reprises pendant l'ère Pahlavi. (Voir Emarat Ma'mur, mémoires de Manouchehr Behnam, premier ambassadeur iranien aux Émirats). D'après des données historiques et géographiques, les trois îles sont sous domination iranienne depuis 2 500 ans, à l'époque achéménide, parthe et sassanide. Sous l'ère Qajar, l'Angleterre, profitant des conflits iraniens lors de la guerre d'Hérat, lança une expédition dans le golfe Persique, qui conduisit à l'occupation des trois îles. Londres avait pourtant reconnu la souveraineté de l'Iran sur le golfe Persique et ses îles par des traités concis et détaillés (1808 et 1812). Sous l'ère Pahlavi, après des négociations entre l'Iran et l'Angleterre concernant la propriété des trois îles, en 1971, après que le Shah eut accepté la séparation de Bahreïn de l'Iran, les forces britanniques se retirèrent et l'armée iranienne pénétra sur les trois îles, établissant sa pleine souveraineté sur celles-ci. Cet incident, survenu deux jours avant la création des Émirats arabes unis, constitue une raison importante pour rejeter les revendications des Émirats arabes unis sur ces îles. Aujourd'hui, en soutenant cette fausse revendication, l'Union européenne a non seulement maintenu son hostilité envers l'Iran, mais a également, en ignorant les documents historiques, discrédité l'Union. 2. L'Union européenne, principale perdante de la guerre en Ukraine, tente de détourner l'attention des Européens de ses échecs en soulevant des questions détournées, telles que le déclenchement du « snapback » et le soutien aux fausses allégations des Émirats arabes unis. Le refus de l'opinion publique de soutenir le régime sioniste dans le génocide de Gaza est une autre raison de l'hostilité de l'Union envers l'Iran. En effet, malgré l'attitude hostile de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Allemagne envers l'Iran, de nombreux responsables des États membres de l'UE s'opposent à la politique européenne envers l'Iran et cherchent à améliorer et à maintenir les relations avec ce pays. Ils sont mécontents de la dictature de ces trois pays envers les autres membres de l'Union et ont exprimé ce mécontentement lors de rencontres politiques avec des responsables iraniens. Certains d'entre eux estiment qu'en revendiquant son indépendance vis-à-vis des États-Unis, l'Europe tente de suivre les mêmes approches que ces derniers, sous la forme d'une mission de « soft mission » contre l'Iran. 3. Les approches contre l'Iran démontrent clairement que l'Union européenne n'est pas digne de confiance et ne peut être son amie. Le sage leader de la révolution a d'ailleurs exprimé à plusieurs reprises sa méfiance envers l'Europe. Bien que la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne entretiennent des relations officielles avec l'Iran, ces pays sont considérés comme un refuge et un lieu d'activité pour les groupes terroristes qui s'y opposent, notamment l'OMPI. Lorsque Saddam a envahi l'Iran et imposé la guerre, ces trois pays l'ont soutenu en lui fournissant des armes et même en lui vendant des armes chimiques, ce qui restera à jamais une honte pour ces pays, en particulier pour le gouvernement allemand. Pendant cette guerre imposée, l'Union européenne, de concert avec les États-Unis, a instauré un embargo économique sévère contre l'Iran. Après la publication de la résolution 598 et la fin de la guerre, elle n'a pas saisi cette occasion pour améliorer ses relations politiques avec l'Iran. Le comportement répréhensible de l'Europe envers l'Iran s'est poursuivi dans d'autres domaines, notamment les droits de l'homme, et des responsables européens ont appelé à plusieurs reprises à l'arrêt du programme nucléaire pacifique iranien. Après la rupture de la promesse de Trump et son retrait du JCPOA, les pays européens n'ont pas rempli leurs obligations et, dans le cadre d'une répartition des tâches avec les États-Unis, ont commis une action illégale. En activant le snapback, ils ont démontré le comble de leur hostilité envers l'Iran. Enfin, cette union ne peut s'inscrire dans les relations extérieures indépendantes de la République islamique d'Iran qu'en corrigeant ses approches hostiles à l'égard de la nation iranienne. La distinction entre les politiques de l'Union européenne et des États-Unis à l'égard de l'Iran doit se traduire concrètement et par la volonté de gagner la confiance du peuple iranien ; faute de quoi, les membres de l'Union européenne continueront d'être privés de leur amitié avec le peuple iranien.